Et La "spécialisation VIH"... c'est pour demain ?

A quelques jours des trente ans de la mobilisation contre le Sida, envisager la prise en charge des patients VIH pour demain est une question essentielle. Contacté par What’s up doc, le docteur Michel Ohayon, fondateur et directeur médical du centre de santé sexuelle Le 190, à Paris, répond à nos questions.

Les contradictions sont d’actualité pour le suivi des patients VIH. Encore traité à l’hôpital, « le VIH est devenu une maladie ambulatoire, et il n'est plus explicable qu'un homme de 35 ans en bonne santé et actif dans la vie ait à consacrer une matinée entière pour une consultation hospitalière qui dure de plus en plus souvent une dizaine de minutes. »
Concernant le transfert à la ville, le docteur Ohayon ne pense pas que tous les praticiens devraient s’occuper de patients séropositifs. En effet, on compte en France moins d’un séropositif par médecin, « il n'y en a pas assez pour que tout le monde développe une expertise. »

Pourtant, médecin spécialisé dans la maladie depuis des années, il nous décrit un travail passionnant. « L'infection au VIH touche à toutes les disciplines médicales, à la sociologie, à la  psychologie, aux idées reçues, à la sexualité bien sûr... bref, c'est exactement de la médecine générale au sens le plus riche du terme. »
Au même titre que les « spécialisations » en contraception/orthogénie ou en soins palliatifs, y aurait-il une optique de « spécialisation en infection VIH » pour les jeunes médecins ?
« Je pense qu'il y a potentiellement une population médicale suffisamment créative et prête à s'investir pour offrir aux personnes vivant avec le VIH une prise en charge ambulatoire, coordonnée, inventive et globale, à condition qu'on veuille bien leur en donner les moyens et l'organiser. »

Source: 

Cécile Lienhard

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