Ca bouge avenue Duquesne

Agnès Buzyn renouvelle son équipe

Après le départ de sa cheffe de cabinet, Agnès Buzyn renouvelle deux de ses conseillers. Le médecin de santé publique Grégory Emery et la conseillère parlementaire Margaux Bonneau rejoignent son cabinet à compter du 1er juin. Deux jeunes gens qui risquent de ne pas pouvoir beaucoup compter leurs heures…

C’est reparti pour un tour. Au début du mois, on apprenait le départ de Sophie Ferracci, cheffe de cabinet de la ministre de la Santé. Remplacée cette fin mai par Mathias Ott, 40 ans, sous-préfet chargé de mission auprès du préfet de la Guyane depuis août 2017, la marcheuse part diriger le cabinet du directeur général adjoint du groupe Caisse des dépôts, Olivier Sichel.

Les départs s’enchaînent

Ces derniers mois, deux autres membres du staff rapproché d’Agnès Buzyn ont été remerciés. Raymond Le Moign, jusque-là DG du CHU de Toulouse, a succédé Gilles de Margerie à la direction du cabinet en début d’année. L’énarque souhaitait « changer d'activité en 2018 ». Fin février, ce fut le tour du conseiller spécial de la ministre, Lionel Collet, parti « à sa demande », et remplacé depuis par le PU-PH nantais Hervé Le Marec.

Cette fois-ci, ce sont deux conseillers qui font leurs bagages. À compter du 1er juin, un décret publié ce mardi au Journal officiel entérine le départ de Nicolas Labrune, conseiller chargé des produits de santé. Selon les informations d’APMnews, il va retourner au Conseil d'État où il est maître des requêtes. Anne Beinier, la conseillère parlementaire du cabinet, s’en va également.

Deux petits nouveaux

Son successeur Margaux Bonneau a suivi un cursus en Affaires publiques à l’université Panthéon-Assas (2015) et à l’école SciencesPo Paris (2014). La jeune femme était jusque-là conseillère parlementaire du groupe La République en marche (LaREM) à l'Assemblée nationale, en charge des sujets santé et solidarité. En prenant le poste de conseillère parlementaire avenue Duquesne, elle passe donc de l’autre côté.

Le nouveau conseiller de la ministre, Grégory Emery, était depuis juillet 2017 adjoint à la sous-directrice du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins (SDPF) à la direction générale de l'offre de soins (DGOS). Auparavant, il officiant comme chef du service évaluation des dispositifs (SED) au sein de la Haute Autorité de Santé (HAS).

Un habitué de l’avenue Duquesne…

Ce médecin de santé publique, thésé de l’université Pierre et Marie Curie (Paris VI) en 2012 sur le thème des « nouveaux modes de participation des usagers à l’amélioration du système de santé », traîne dans les couloirs de l’avenue Duquesne depuis 2009. Cette année-là, selon son compte LinkedIn, il est chargé de mission à la DGOS, où il travaille notamment à la réorganisation du dispositif de prise en charge psychiatrique en milieu carcéral.

Après un passage dans le groupe Unicancer, pendant lequel il participe à la création de l’Observatoire des attentes des patients, il devient chargé de mission au sein de l’Espace éthique de l’AP-HP. Il s’investit dans la création et le pilotage de l’Espace National de Réflexion éthique sur la Maladie d’Alzheimer et participe aux travaux de préfiguration de l’Espace éthique Régional Ile-de-France.

…et « citoyen engagé » !

En 2012, il revient au ministère et y occupe les fonctions d’expert médical au sein de la DGOS. Un an plus tard, il est promu conseiller médical. Outre ses missions de conception de politiques publiques, il travaille sur le financement des activités de soins et de la prise en charge hospitalière. Avant de partir la HAS en 2015, il occupera au sein de la DGOS les fonctions de chef-adjoint du bureau « plateaux techniques et prises en charge hospitalières aiguës (R3) ».

Sur son compte Twitter, il se définit comme un « citoyen engagé ». En 2014, lorsque le conseiller politique du président Hollande, Aquilino Morelle, est accusé par Mediapart de conflit d'intérêts avec l'industrie pharmaceutique, il tweete : « Le bashing de membres de cabinet ministériel, quelque soit leur couleur politique, ne sert en rien l'intérêt démocratique ». Et encore plus maintenant, n’est-ce pas ?

Source: 

Thomas Moysan

Portrait de La rédaction

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