#AuCoeurDeLHôpital : cinq projets récompensés

Pour l’amélioration des conditions de travail

Le 17 mai, la soirée Au coeur de l’hôpital a réuni des initiatives visant à promouvoir le bien-être du personnel hospitalier, et donc la qualité de leur travail. Médiation, gestion des équipes et burn-out étaient au programme.

Plus de 90 projets ont été proposés à l’initiative Au coeur de l’hôpital. Des projets destinés à l’amélioration des conditions de travail du personnel hospitalier. Infirmiers, cadres, sages-femmes, médecins et autres étaient invités à déposer leurs idées, et cinq d’entre elles ont été sélectionnées par un jury de professionnels pour être présentées lors d’une soirée organisée le 17 mai dernier au Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) à Paris.

Ces initiatives ont été sélectionnées pour leur intérêt dans l’amélioration des conditions de travail, mais aussi pour leur facilité – en tout cas financière – à être mise en place. Pour Aneo, le cabinet de conseil qui a organisé l’évènement, c’était aussi l’occasion de repérer des leviers d’amélioration. Six à huit auraient été identifiés, d’après Mélodie Fortier, leader du cercle santé d’Aneo.

Les initiatives présentées lors de la soirée, et les autres, seront rassemblées dans un recueil partagé au cours de la Paris HealthCare Week, du 29 au 31 mai.

Stand-up à Bicêtre

Deux cadres de santé ont raconté leur expérience de management participatif au sein de l’Hôpital Bicêtre (AP-HP, Val-de-Marne), qui s’exprime par deux séances de stand-up de 15 minutes par semaine pour le personnel. Elles ont expliqué comment elles sont parvenues à mettre en place des techniques de lean management – un peu taboues dans le monde médical, comme l’a rappelé Sandra Bertezène, directrice de la Chaire de gestion des services de santé au Cnam et membre du jury –, par des jeux et des mini-débats.

Des règles pour le stress

Un médecin récemment retraité a présenté un modèle d’évaluation du stress au travail, adapté des échelles d’évaluation de la douleur. L’ancien praticien, qui a lui même été victime de burn-out en fin d’exercice, travaille avec le CHU de Brest pour développer une réglette et un protocole d’auto-évaluation au quotidien, visant à faire prendre conscience aux personnels sous pression leur niveau de stress, sans pour autant les exposer à leurs directions des ressources humaines.

Une médiatrice à Curie

À l’Institut Curie, une cadre de santé est désormais médiatrice interne. Lors de la soirée, elle a présenté son travail. « En tant qu’infirmière, j'ai été confrontée à des conflits, j'ai participé à des conflits et, de mon point de vue, ils étaient gérés mais pas résolus », a-t-elle notamment déclaré. Mais le poste n’a pas toujours été facile à faire accepter, a-t-elle également expliqué, insistant sur le fait qu’elle travaille en toute indépendance de la DRH et des syndicats.

Chacun son poste et des postes pour tous

Au CHU de Nîmes, c’est une expérience de gestion de la pharmacie qui a été récompensée lors de la soirée. Une nouvelle organisation basée sur la diversification des compétences, et sur un roulement des postes, auparavant très compartimentés et figés. Tous les 12 à 14 mois, les équipes tournent. À la clé, moins de « privilèges » pour les préparateurs de chimios, et plus d’équité entre les employés.

Coordination à la Rochelle

La directrice des soins du CH de la Rochelle a quant à elle présenté une organisation coordonnée entre les tous les personnels soignants et non-soignants. Le manque de coordination est souvent à l’origine de tensions : « Demandez au personnel d’entretien ce qu’il ressent quand les visites sont menées une heure après leur passage », a-t-elle notamment souligné.

Source: 

Jonathan Herchkovitch

Portrait de La rédaction

 

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