Cas en baisse : L’épidémie marque le pas tandis que les variants progressent

Santé Publique France a publié hier soir son point épidémiologique hebdomadaire sur l’épidémie de coronavirus. Alors qu’une tendance à la baisse semble émerger, les variants sont en train de devenir prédominants. 

« Ce qu’il se passe ? Je n’en sais rien », lâchait l’épidémiologiste Catherine Hill sur le plateau de LCI  le 11 janvier dernier à propos de la courbe épidémique française. Six jours après, les dernières données partagées par Santé Publique France ne nous éclairent pas plus. Malgré la propagation de variants très contagieux sur notre territoire, les nouvelles contaminations au SARS-CoV-2 semblent marquer le pas. « Du 08 au 14 février, les principaux indicateurs de l’épidémie de COVID-19 amorçaient une diminution mais restaient toutefois à un niveau très élevé », débute l’organisation de santé dans son point épidémiologique hebdomadaire

En tout, 127 661 nouveaux cas de la Covid-19 ont été confirmés en France - soit 9 % de moins que la semaine précédente. « En semaine 6, les personnes de 75 ans et plus restaient fortement touchées par le SARS-CoV-2. Toutefois, pour la seconde semaine consécutive, le taux d’incidence était en nette diminution dans cette classe d’âge (-29%) », souligne l’Institution. Des scores encourageants qui pourraient s’expliquer notamment par la campagne de vaccination massive qui cible particulièrement cette population. Au 16 février, 22 % de la population âgée de 75 ans et plus avait reçu au moins une dose de vaccin contre la COVID-19. 

Une tendance à la baisse qui n’empêche pas le nombre de variants d’augmenter sur le territoire national. D’après les derniers résultats des tests de criblage des variants d’interêt disponibles, le variant anglais pourraient représenter 36 % des tests positifs, le variant sud-africain et le variant brésilien, quant à eux, correspondraient à 5 % des cas. «  Ces données indiquent que ces variants plus transmissibles deviennent actuellement prédominants en France menaçant ainsi l’équilibre obtenu en matière de transmission en S06 », souligne Santé Publique France. 

Pour l’heure d’ailleurs, cette accalmie ne se répercute que très peu sur les services médicaux. Si le nombre d’hospitalisations a baissé de 10 %, le nombre de réanimation n’a, lui, pas évolué par rapport à la première semaine de février. Une situation préoccupante, selon Santé Publique France, « du fait de la tension du système de soins depuis plusieurs semaines, avec des situations hétérogènes selon les régions ». Pour l’heure, les régions les plus touchées sont la Provence-Alpes-Côte d’Azur, l'Île-de-France et les Hauts-de-France. 
 

Période d’isolement allongée de 7 à 10 jours pour les cas positifs
 
Les règles du jeu changent à nouveau. Lors de son point presse hebdomadaire organisé jeudi 18 février, le ministre de la santé a annoncé que la période d’isolement des personnes testées positives à la Covid-19 passerait, « à compter de lundi de sept à dix jours ».
 
Une décision, pensée pour faire face à la propagation des variants sur le territoire national, qui fait suite à celle prise le 7 février. « Pour les variantes d’intérêt 20H/501Y.V2 [sud-africaine] et 20J/501Y.V3 [brésilienne], la durée d’isolement est portée à 10 jours », avait alors annoncé les autorités au détour d’un communiqué de la DGS.
 
Désormais, le SARS-CoV-2 et le variant anglais sont donc logés à la même enseigne. En ce qui concerne les cas contact cependant, la durée d’isolement « restera en revanche de sept jours », a précisé Olivier Véran.
 
Portrait de Julia Neuville

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