Programmes santé : le tri sélectif des internes de médecine gé

`A prendre ou à laisser

En vue de la présidentielle, la rédaction a décidé d'interroger les syndicats de médecins sur les différentes propositions santé des candidats. Dans ce premier épisode de notre série "À prendre ou à laisser", c’est Stéphane Bouxom, porte-parole des internes de médecine gé (Isnar-Img), qui s’y colle.

L’élection présidentielle approche. Qui dit nouveau président dit nouveau programme santé tout beau tout chaud. La rédaction a donc décidé d’interroger les syndicats pour savoir quelles propositions ils souhaitaient reprendre et lesquelles ils préfèreraient de loin laisser à la poubelle. C'est Stéphane Bouxom, porte-parole de l’Isnar-Img, le syndicat des internes de médecine générale, qui s'est prêté au jeu en premier.

Selon lui, si certaines propositions sont intéressantes, elles sont surtout incomplètes. Exemple : le développement des maisons de santé pluriprofessionnelles. « Aucun des candidats ne va jusqu’au bout en repensant le système de rémunération et de tarification pour permettre un vrai travail en équipe interdisciplinaire. » Pour rappel, quatre candidats sur les cinq principaux proposent actuellement cette mesure : Benoît Hamon, Emmanuel Macron, François Fillon et Marine Le Pen.

Autres mesures plébiscitées par le syndicat : mette l'accent sur la prévention et revenir sur le « tout T2A ». « Ce sont deux volets que nous défendons à l’Isnar », rappelle le porte-parole « Mais concernant la réforme de la tarification à l’acte, on ne sait pas qui sera pris en charge et pour quelle qualité de soin. »

Pas touche à l’AME !

Quant à la mesure santé que l'Isnar laisserait bien aux oubliettes, pas d'hésitation : la suppression de l’aide médicale d'Etat (AME) aux étrangers en situation irrégulière, proposée par François Fillon, Nicolas Dupont-Aignan ou encore Marine le Pen. « Nous avons peur que cela remette en cause la possibilité d’accès aux soins des populations dans le besoin », affirme Stéphane Bouxom.

Et pour finir, une mesure pas effrayante mais simplement... infaisable. « Imposer un stage en zone sous-dotée pendant le cursus des internes est démagogue », ajoute Stéphane Boxom. « Les internes ont globalement la volonté d’aller découvrir ces territoires-là. » L’Isnar préconise plutôt de recruter des maîtres de stage et de faciliter l'hébergement sur place et le déplacement des internes. 

Bref, les stages dans le désert, c'est direction poubelle !

Source: 

Im`ene Hamchiche

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