« L’enfer du concours de médecine nous prépare à celui que vivent les médecins de l'hôpital public »

À quelques deux semaines du Paces, nous reproduisons des extraits d'un billet de blog d'une étudiante en médecine, qui retrace toutes les difficultés des étudiants qui ont eu à préparer ce concours sous l'épidémie de Covid19. 

Presse auscultée. Laure A. est étudiante en médecine. Elle prépare la Paces et tient un blog, sur le Huffington post, et y relate son bachotage, qu’elle décrit comme infernal. Surtout cette année, eu égard au report du concours pour cause de Covid19. « Après une année des plus stressantes, les conditions ont empiré ce stress, l’année a été allongée de deux mois. Nombre de mes camarades sont à bout de nerfs, à bout de fatigue, et les conditions de concours viennent encore y ajouter. »
Pour Laure, cette année éprouvante n’est que la préfiguration de ce qu’elle devra subir en tant qu’interne puis de praticien hospitalier : « Quand je vois comment sont traités les internes et même les praticiens hospitaliers peut-on vraiment en être surpris? Au moins, dès notre première année, on nous apprend à nous faire marcher dessus, à être amenés au bord du burn-out et à y rester, et à bien fermer nos gueules surtout ».
À tel point que certains de ses amis, internes ou médecins, n’hésitent plus maintenant à envisager de quitter l’hôpital public : « J’ai des amis qui sont internes ou médecins et qui me disent que si c’était à refaire ils choisiraient autre chose, que leur boulot est gratifiant, mais que l’hôpital public est tellement en galère que c’est un enfer, certains se posent la question d’aller à l’encontre de ce à quoi ils croient et d’aller dans le privé, voir à l’étranger pour certains qui ont aussi des envies d’ailleurs. Et c’est franchement triste d’en arriver là quand on fait ce métier, quand on décide de se mettre au service des autres, de leur santé et de leur bien-être. » Lire la suite ici. 
 

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