La psychiatrie se dote d’une asso génération Y

Faire-part de naissance

What’s up Doc a le plaisir de vous annoncer que l’AJPJA, association de jeunes psychiatres et addictologues, est venue au monde le 28 janvier 2016 à Paris. Visant à fédérer la nouvelle génération de psychiatres, elle pèse 50 adhérents et se porte bien.

 

Comme souvent, l’Association des jeunes psychiatres et jeunes addictologues (AJPJA) est née d’une expérience associative heureuse. Issus pour la plupart de l’association nationale des internes en psychiatrie, ses fondateurs, issus de Lille, Lyon, Limoges, Angers ou encore Paris, s’étaient retrouvés face à un vide intersidéral une fois sortis de l’internat.

« Nous avons constaté qu’il n’y avait aucune structure fédérative qui permette aux jeunes praticiens de se retrouver, échanger sur leurs formations, partager de l’information et des connaissances », explique Marine Lardinois, psychiatre à Lille et présidente de la jeune asso.

Les mille et une chapelles de la psychiatrie

Il faut dire que le paysage associatif de la psychiatrie est plutôt chenu, et surtout très fragmenté. La Fédération française de psychiatrie compte ainsi pas moins de 35 associations et sociétés savantes, dévolues aux psychanalystes, art-thérapeutes, cognitivistes, pédopsychiatres, hospitaliers, libéraux... Une jolie collection de chapelles. Quant aux asso de jeunes, elles sont exclusivement locales.

« Il y a un manque de communication entre ces différentes instances et c’est très dommage, parce qu’on est tous là pour faire le même métier », déplore Marine Lardinois. « C’est très important pour nous d’améliorer la communication entre tous les acteurs du soin en psychiatrie. »

Et les vieux de la vieille, comment regardent-ils l’initiative ? « D’un œil bienveillant », répond Déborah Sebbane, vice-présidente de l’association. « Les aînés, universitaires ou non, ont bien conscience du clivage qui existe dans leur génération, et nous sont reconnaissants de vouloir y remédier. »

OPA (amicale) sur l’addicto

Premier objectif, donc : le rassemblement, et au-delà même de la psychiatrie. Comme son nom l’indique, l’AJPJA souhaite faire une place à l’addictologie, discipline à cheval sur plusieurs spécialités. L’association compte déjà dans ses rangs une poignée de jeunes addictologues de médecine générale ou de santé publique.

À moyen terme, l’AJPJA souhaite favoriser les discussions de fond en créant une plateforme d’échange de documents (mémoires, thèses, etc.) sur son site, sur des thèmes allant des neurosciences aux sciences sociales. « C’est très générationnel : on surfe beaucoup sur la mode de l’open source », précise Déborah Sebbane.

Du travail en perspective  

En bons représentants de la génération Y, les responsables de l’AJPJA misent sur l’échange d’informations entre adhérents pour qu’émergent des problématiques communes. « Nous avons déjà un groupe de travail en addictologie qui s’est constitué spontanément », indique Marine Lardinois.

L’échange et le partage seraient-ils l’apanage de la nouvelle génération ? Le prochain groupe de travail à venir sera peut-être l’occasion de le vérifier, puisqu’il portera sur la prise en charge de… l’autisme. Une question qui, au tournant des années 2010, avait proprement dynamité le monde de la psychiatrie. Charge aux jeunes de recoller les morceaux !

Source: 

Yvan Pandelé

Portrait de La rédaction

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