Ivresse, voiture et garde à vue : la folle nuit d’Agnès Buzyn

Exclusif

La ministre de la Santé a été interpellée au volant de sa voiture, avec 3,3 grammes d’alcool dans le sang. Lors de sa garde à vue, elle a expliqué les raisons de cet agissement inhabituel…

Agnès Buzyn et l’alcool, c’est décidément une histoire compliquée. Empêtrée dans une polémique sur la prévention des abus, accusée de rétropédalage au nom de la tradition viticole française, la ministre de la Santé a une nouvelle fois fait parler d’elle. Mais cette fois, en des termes auxquels elle ne nous avait pas habitués…

La locataire de la rue Duquesne a passé la nuit du 30 mars (vendredi soir) en garde à vue, avec un taux d’alcoolémie à faire rougir le nez d’un viticulteur. La ministre a été flashée sur l’autoroute A4 à 189 km/h, ce qui lui a valu d’être coursée par une patrouille de gendarmes qui passait par là. Procédure oblige, Agnès Buzyn a dû se soumettre à l’éthylomètre. Résultat : 3,3 grammes d’alcool dans le sang ! Et direction la cellule de dégrisement du commissariat de Melun (Seine-et-Marne)…

Un débat qui dérape

What’s up Doc a pu consulter le procès verbal de son audition. Le document, que nous vous dévoilons en exclusivité, révèle la folle nuit de la ministre jusqu’à sa garde à vue. Tout a commencé dans un restaurant. A table, ses amis n’ont pu s’empêcher de relancer le débat : le vin est-il un alcool comme les autres ? Le point de vue de la responsable politique, minoritaire, n’a su être entendu. « De rage, j’ai voulu leur montrer que le vin produisait les mêmes effets que n’importe quel alcool », a-t-elle expliqué aux policiers médusés. « J’ai commandé quatre bouteilles de vin rouge et je les ai bues d’une traite, toute seule. »

Ivre, elle reprend le volant malgré les protestations de ses amis. « Je leur ai dit que puisque le vin n’est pas vraiment un alcool, je pouvais très bien conduire. Ils m’ont répondu : Agnès, arrête, on a compris, tu as raison, mais à ce stade, je n’écoutais plus rien… ». La voilà donc filant sur l’autoroute à toute allure.

« C’était un peu extrême… »

Après quelques heures en cellule, la ministre finit par dessouler. Prise de remords, elle indique au policier « regretter profondément sa tentative de démonstration ». « J’ai conscience que l’on ne peut pas convaincre les Français de cette manière, c’était un peu extrême… Je voudrais m’excuser pour l’exemple désastreux donné à la jeunesse. »

Mais le policier insiste. Il veut savoir si Agnès Buzyn a déjà eu cette attitude pendant l’exercice de ses fonctions. « Aviez-vous bu lorsque vous avez qualifié les députés de retraités ? », lui demande-t-il, en référence à un récent lapsus de la ministre devant l’Assemblée nationale. « Non, j’étais sobre, je bois très rarement… Pas tous les midis et tous les soirs comme certains », assure-t-elle, entre deux hoquets.

Finalement, la ministre sera libérée le matin, vers 8 heures. Son permis est suspendu et elle devra passer un stage de sensibilisation à l’alcool au volant. La dernière phrase de son procès-verbal montre, malgré tout, sa détermination : « N’empêche, vous voyez bien qu’il y a de l’alcool dans le vin ! »

 

Source: 

Marion Guérin

Portrait de La rédaction

Vous aimerez aussi

45 syndicats contre la loi
Depuis le 18 mars, le service d'accueil et de traitement des urgences (SAU) de l'hôpital Saint-Antoine est en grève. Cause de ce mouvement social :...
Le vrai désert médical n’est pas dans la Creuse

Le gros dossier

 

Le magazine What’s Up Doc est édité par l’agence Planète Med.