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Nous, médecins de 2030
Des formations à transformer ?
What's up doc | numéro 36 | février 2018 | Alexis Delemar | Enquêtes
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Les étudiants en médecine doivent-ils tous apprendre à coder ? Les bancs des facs de médecine seront-ils transférés dans l’École 42 de Xavier Niel dédiée aux génies informatiques ? Probablement pas. Mais d’autres compétences seront à développer !
Le Dr Laurent Alexandre, fondateur de Doctissimo et dirigeant de DNAVision, rappelle dans une chronique que « le code bas de gamme sera entièrement automatisé par l’intelligence artificielle ». Ainsi, plutôt que de rendre son apprentissage obligatoire pour tous les médecins, il semble plus pertinent d’insister dans les études sur une culture numérique large à même d’exercer un esprit critique sur les outils numériques utilisés.

De même, Dominique Cardon (1) dans À quoi rêvent les algorithmes rappelle que malheureusement « l’expertise calculatoire se substitue à l’autorité professionnelle » et précise que même si les mesures sont fausses « ce n’est plus un problème ». Pour lutter contre ce dogme du chiffre, une formation renforcée aux statistiques traditionnelles semble indispensable.

Enfin, une introduction aux outils de Data Sciences et de programmation comme Python, R, ou Scikit-Learn permettra aux futurs médecins d’aborder sereinement ce virage du Machine Learning, qu’ils doivent savoir négocier sous peine de ne plus pouvoir exercer leur métier sereinement.

(Cliquer sur l'image pour agrandir)


Vers une médecine personnalisée et prédictive

Le temps presse car les jeunes ingénieurs et programmateurs se ruent déjà sur les challenges mis en ligne par les géants du Web ou les assurances privées qui veulent, par exemple, obtenir des programmes de prédiction de sinistre ou d’analyse d’image (2, 3). Les industriels placent ainsi leurs pions dans ce jeu d’influence qui, pour l’instant, dépossède les médecins aux dépens de la tech’.

L’organisation de Workshop et de Hackathon rassemblant le monde de la santé, de la tech’ et du business semble une voie possible de sensibilisation, tout comme la création de start-up e-santé (4).

Finalement loin de remplacer les médecins, l’intelligence artificielle, si elle est correctement enseignée, maîtrisée et contrôlée, sera une aide précieuse pour répondre aux exigences d’une médecine qui se veut de plus en plus personnalisée et prédictive. La fonction va rester, la pratique va changer. Profondément.

(1) À quoi rêvent les algorithmes, Dominique Cardon, Sciences humaines - Seuil [Internet]. [cité 10/01/18]. Disponible sur :
(2) grand-challenges - All Challenges. [cité 10/01/18].
(3) Competitions | Kaggle [Internet]. [cité 10 janv 2018].
(4) Hacking Health Camp 2018 [Internet]. Eventbrite. [cité 10/01/18]. Disponible sur :
What's up doc | numéro 36 | février 2018 | Alexis Delemar | Enquêtes
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