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Tribunes > Ah bon t'es sûr ?
Le calvaire des médecins étrangers
Rencontre avec le Dr Hocine Saal
What's up doc | numéro 29 | décembre 2016 | Adrien Renaud | Tribunes
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Le Dr Hocine Saal est vice-président du Syndicat national des praticiens à diplôme hors Union européenne (SNPadhue). Il nous raconte le parcours du combattant des médecins étrangers qui veulent exercer en France.

What’s up Doc. Combien de praticiens à diplôme hors Union européenne travaillent actuellement dans les hôpitaux français ?

Hocine Saal. On estime qu’ils sont aujourd’hui 3 500 à exercer sans être inscrits à l’Ordre, sous divers statuts : faisant fonction d’interne, praticien associé ou praticien attaché associé. Il faut ajouter à ce chiffre des praticiens qui, ne remplissant pas les conditions nécessaires au recrutement, sont orientés vers des postes paramédicaux. Ils représentent entre 1 000 et 1 500 personnes.

WUD. Comment ces praticiens peuvent-ils obtenir une autorisation d’exercer de plein droit ?

HS. En fonction de leur situation, ils doivent passer soit un concours, soit un examen destiné à vérifier leurs connaissances. Ensuite, ils doivent exercer pendant un ou trois ans (en fonction des situations là encore) dans un service agréé pour la formation des internes. Ensuite, ils peuvent enfin passer devant la commission d’autorisation d’exercice.

WUD. Et que faudrait-il changer ? 

HS. Nous ne sommes pas contre le fait de vérifier les connaissances des praticiens qui veulent être régularisés, ni contre le fait de devoir exercer pendant un certain temps pour avoir l’autorisation d’exercer. Mais en raison des lenteurs administratives, les trois ans se transforment parfois en dix. Cela équivaut à refaire entièrement sa formation médicale !

WUD. Quelles sont vos revendications ?

HS. L’accélération de la procédure, bien sûr, mais aussi la rémunération. Il faut savoir qu’un praticien attaché associé touche 40 % de moins que son collègue PH pour la même charge de travail, voire pour une charge de travail largement supérieure.

 

What's up doc | numéro 29 | décembre 2016 | Adrien Renaud | Tribunes
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