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La simulation médicale
Simuler pour se former, simuler pour se rappeler
What's up doc | numéro 19 | avril 2015 | Par Sarah Balfagon, Adrien Renaud, Cécile Lienhard, Coralie Lemke, Jean-Victor Blanc, Henri Duboc, Laurent Teuma, Léa Drouelle, Alice Deschenau et Matthieu Durand. | Enquêtes
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La simulation médicale : un exercice souvent salué mais qui se heurte à quelques critiques organisationnelles.
« Jamais la première fois sur un patient », le leitmotiv de la simulation, et la recommandation du rapport de la HAS de 2012. Un bénéfice pour le patient mais aussi pour les professionnels qui se sentent plus à l'aise. Dès l'externat, la simu permet de mettre en confiance. Avec un cadre d'apprentissage différent, les encadrants font preuve de plus de bienveillance qu'à l'accoutumée : « en simulation, on ne se fait pas engueuler comme ça arrive souvent en stage, on a le droit de faire des erreurs, c'est pour apprendre » nous confie un externe en DCEM3 à Paris-5.

Lors de leur formation les externes ne peuvent pas passer dans tous les stages, et la possibilité de faire des gestes est réduite quand les externes sont nombreux (jusqu'à 20 externes en cardiologie en DCEM3). Par ailleurs les internes sont prioritaires : « Impossible de faire une ponction lombaire, elles étaient réservées aux internes, qui pour la plupart n'en avaient jamais fait non plus ! » raconte encore cet externe en DCEM3. L'entraînement sur mannequins procéduraux, qui permettent de réaliser des gestes délicats comme les touchers pelviens ou la ponction lombaire, est très apprécié par les externes qui ont pu en profiter. Malheureusement ils ne sont pas encore très nombreux...


S'AMÉLIORER, SANS VEXATIONS
Au début de l'internat d'anesthésie-réanimation en Île-de-France, les internes démarrent par 3 jours de simulation chez iLumens. « On apprend à intuber, à réagir à des urgences. Un vrai stress s'installe. C'est très proche de ce que j'ai pu connaître en garde » raconte Paul, l'un d'eux. Ces sessions de simulation ont lieu chaque début d'année d'internat.
Un dispositif qui réjouit Claire, en deuxième semestre : « La difficulté augmente au fil du temps. C'est un challenge pour nous ! » En quelques jours, les apprenants s'approprient le matériel et leur fonctionnement. Ils sont plus à l'aise pour entrer dans leur spécialité. « Mais je dois reconnaître que le meilleur apprentissage reste sur le patient » admet Paul. Dès les premières semaines de son stage, il a été confronté à des urgences graves, comme une femme enceinte faisant un AVC.

Puis plus tard dans la carrière, dans le cadre de la formation continue, les médecins sont généralement davantage satisfaits des journées de simulation que des cours théoriques. À condition que le débriefing soit correctement mené. Car dans le contexte émotionnel très fort de ces formations, une critique brutale et directe serait contreproductive. « Nous faisons toujours très attention aux mots que nous employons afin que la formation aide les médecins à s'améliorer et non pas à se remettre profondément en question » explique Noura Bennejma, médecin-urgentiste et formatrice au centre de simulation du centre hospitalier régional d'Orange.

Reste à savoir comment maintenir ces compétences acquises à moyen et long termes dans la vie de chaque médecin. Pour l'instant, la pratique de la simu dans la formation reste peu définie.
What's up doc | numéro 19 | avril 2015 | Par Sarah Balfagon, Adrien Renaud, Cécile Lienhard, Coralie Lemke, Jean-Victor Blanc, Henri Duboc, Laurent Teuma, Léa Drouelle, Alice Deschenau et Matthieu Durand. | Enquêtes
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