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La simulation médicale
Les différents types de simulation
What's up doc | numéro 19 | avril 2015 | Par Sarah Balfagon, Adrien Renaud, Cécile Lienhard, Coralie Lemke, Jean-Victor Blanc, Henri Duboc, Laurent Teuma, Léa Drouelle, Alice Deschenau et Matthieu Durand. | Enquêtes
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Tandis que la simulation se développe dans la formation médicale, elle se diversifie de plus en plus : de la mise en situation réelle, avec acteurs et mannequins multitâches, aux serious-games totalement numérisés et disponibles sur son ordinateur.
Selon Alexandre Mignon, tout commence à Copenhague il y a quelques années. « J’ai effectué une formation pendant cinq jours dans un grand centre de simulation européen. On m'a testé sur une femme enceinte atteinte d’embolie amniotique ! La simulation était très immersive. Cela s’est bien fini, je passe en salle de débriefing. Et là, on me dit gentiment que j’ai été mauvais et on me le démontre grâce à la vidéo. » Pourquoi alors un happy-end ? « Les fins de simulation sont toujours positives pour ne pas humilier la personne testée ».

Avec Antoine Tesnière, il fonde iLumens en 2011. « Nous avons trois objectifs : former, évaluer et faire de la recherche. Le public est celui des personnels de santé, en formation initiale ou continue. Le but est de se mettre dans une situation la plus proche possible du réel et que les gens interagissent entre eux ». En effet, grâce aux mannequins multitâches qui reproduisent les symptômes et réactions du patient et/ou aux acteurs (patients, proches, professionnels), au matériel médical disponible, au formateur qui orchestre la scène depuis son ordinateur, on peut se tester individuellement comme en équipe. « Nous testons ainsi les compétences techniques et non techniques, comme la capacité d’écoute ou d’anticipation ». Le débriefing qui suit la séance de simu avec l’ensemble des participants à la journée est en fait le moment fort de la formation permettant d’échanger et de revoir les dernières recommandations.

Il existe aussi des mannequins monotâches pour s’exercer à certaines techniques comme les gestes de fibroscopie. La répétition du geste permet d’acquérir une compétence technique avant la pratique in real life.

Après le développement de la mise en situation factice, émergent les serious-games ou la simulation numérique. Medusims, start-up cofondée par Alexandre Mignon toujours, est spécialisée dans ce domaine. D’abord grand public avec Stayingalive.fr ou Borntobealive.fr, ces jeux virtuels et ludiques ont été pensés pour la formation des professionnels de santé. On agit avec son avatar numérique, placé dans un environnement médical 3D calqué sur la réalité : prise en charge, diagnostic, décision thérapeutique… Puis vient là aussi l’étape essentielle et indispensable du débriefi ng qui liste les points positifs et négatifs. Le test se conclut par un e-learning avec les points essentiels à retenir. Le principe de la simulation ? Celui de « l’école inversée. En étant dans des situations les plus proches possibles du réel, on apprend à résoudre des problèmes, on fait des erreurs puis on revient dessus. Et on apprend mieux ».
What's up doc | numéro 19 | avril 2015 | Par Sarah Balfagon, Adrien Renaud, Cécile Lienhard, Coralie Lemke, Jean-Victor Blanc, Henri Duboc, Laurent Teuma, Léa Drouelle, Alice Deschenau et Matthieu Durand. | Enquêtes
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