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La simulation médicale
J'ai testé pour vous
What's up doc | numéro 19 | avril 2015 | Par Sarah Balfagon, Adrien Renaud, Cécile Lienhard, Coralie Lemke, Jean-Victor Blanc, Henri Duboc, Laurent Teuma, Léa Drouelle, Alice Deschenau et Matthieu Durand. | Enquêtes
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Arrivée aux Saints-Pères à Paris où je n'avais pas mis les pieds depuis des années, je me sens comme une étudiante angoissée avant ses exams ! Direction le 5ème où se trouve la plateforme de simulation médicale et paramédicale iLumens.
Le Pr Alexandre Mignon, cofondateur d'iLumens, reçoit notre équipe de journalistes et médecins rédacteurs et nous explique le déroulement habituel des journées de formation sur mannequins. Accueil des participants vers 8 h 30, café et briefing, puis « prise de contact » avec les mannequins, pour s'habituer à leur état basal et aux différents paramètres qui peuvent varier lors des situations pathologiques. Ils enchaînent avec une série de simulations de 15-30 minutes environ pour une ou plusieurs personnes, avec renforts possibles, le reste des participants observant la scène grâce aux trois caméras installées dans la pièce
où se déroule l'action.
C'est ensuite le débriefing mené par le facilitateur avec l'ensemble des participants, trois fois plus long que la simulation en moyenne car c'est la partie essentielle de la formation. Le facilitateur est le chef d'orchestre des séances. La salle de simu comporte une vitre sans tain, derrière laquelle se tiennent le technicien, sa console de « pilotage » du mannequin, et le facilitateur équipé d'un micro, qui joue le rôle du patient et des éventuels correspondants téléphoniques (cardiologue, banque du sang, réanimateur…).

Le temps d'enfiler un haut de pyjama, de faire un bref échange de prénoms avec les infi rmiers qui vont travailler avec moi, de palper et ausculter rapidement le mannequin, de faire un tour d'horizon du matériel disponible, et c'est déjà le top départ de la première simu !
Alexandre me remet un dossier avec les antécédents de M. Martin, relevés par l'infi rmière d'accueil fictive car je suis au déchoquage des urgences. J'interroge le patient, qui me répond avec la voix d’Alexandre, via un micro installé dans le mannequin. Il a très mal dans la poitrine depuis 20 min. Je l'examine, vérifi e ses constantes sur le scope, analyse son ECG : ondes de Pardee (infarctus aigu !). Je lance les traitements, appelle le cardio pour une coro en urgence, et là, tout s'emballe : hypotension et dyspnée qui s'aggravent et brutalement survient une tachycardie ventriculaire, qui dégénère en fi brillation… J'ai moi-même le coeur qui s’emballe, mais ma tension, contrairement à celle du patient est au plafond !
L'adrénaline, je pourrais la lui fournir moi-même… Nous sommes trois, et c'est l'exemple parfait de la difficulté à travailler en équipe. Même en connaissant les algorithmes de prise en charge, il faut répartir les tâches, les hiérarchiser, les infi rmiers n'ayant pas six bras, et la Cordarone ne se matérialisant pas par magie dans la perf´ du patient… Pour finir,
M. Martin reprend un pouls et se réveille au moment où j'allais l'intuber. De toute façon, Alexandre m'avait prévenue : « ici les mannequins ne meurent jamais ». Ils finissent toujours par s'en sortir, pour ne pas traumatiser l'apprenant : « simulation ne rime pas avec humiliation ». Place au débriefing avec des compliments à la clé, mais une liste de ce que j'aurais pu mieux faire, dernières recommandations à l'appui.

Et l'ascenseur émotionnel repart pour un tour : c'est l'heure de la deuxième simu : M. Borloo (sic) vient pour hémorragie digestive haute. Je me sens plus
à l'aise avec le matériel et l'infirmier, moins déroutée par certains aspects peu réalistes du mannequin comme son immobilité, ses mollets que je ne peux pas évaluer, sa peau dont la couleur et la température ne se modifient pas, son visage figé en dehors des clignements d'yeux… Je suis moins stressée d’être sous tous les regards et d’être fi lmée, mais toujours aussi impliquée dans la prise en charge, assez fidèle dans son déroulement, même si tout est condensé
en très peu de temps !

Au total, la simu m'a laissée pantelante, assez grisée, et motivée pour en découdre de nouveau !
What's up doc | numéro 19 | avril 2015 | Par Sarah Balfagon, Adrien Renaud, Cécile Lienhard, Coralie Lemke, Jean-Victor Blanc, Henri Duboc, Laurent Teuma, Léa Drouelle, Alice Deschenau et Matthieu Durand. | Enquêtes
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