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Arrêter de fumer grâce à la cigarette électronique, fake news ou pas ?
L'AP-HP mène l'enquête
Santé publique | 8 novembre 2018 | Jean-Bernard Gervais
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La cigarette électronique permet-elle d'arrêter la cigarette sans électronique ? L'AP-HP vous promet une réponse à cette question dans quatre ans.

En plein mois sans tabac, l’assistance publique des hôpitaux de Paris veut s’assurer que la cigarette électronique est un bon moyen d’arrêter la clope. Pour ce faire, le plus gros CHU de France lance une étude nationale « pour évaluer l’efficacité de la cigarette électronique, avec ou sans nicotine, comme aide au sevrage tabagique, en comparaison à un médicament ». Vaste sujet problématique. Tant il est vrai que les études scientifiques sur la cigarette électronique se suivent, sans pour autant que les résultats ne se ressemblent. La nouvelle étude de l’AP-HP tranchera-elle définitivement le débat ? En tout cas, elle s’en donne les moyens.

650 fumeurs pour ECSMOKE

Baptisée ECSMOKE, cette étude vise l’inclusion de 650 fumeurs et fumeuses consommant moins de 10 cigarettes par jour, âgés entre 18 et 70 ans, et souhaitant mettre un terme à leur dépendance tabacologique. Pour être inclus dans cette enquête, les volontaires pourront s’enregistrer dans un des 11 centres hospitaliers et du dispensaire répartis dans les villes d'Angers, Caen, Clamart, Clermont-Ferrant, La Rochelle, Lille, Lyon, Nancy, Nîmes, Paris, Poitiers, Villejuif. Dans ces 12 centres spécialisés des médecins spécialisés prendront en charge chaque fumeur pendant six mois en leur fournissant une cigarette électronique, des médicaments d’aide à l’arrêt du tabac (varénicline).

Les participants seront répartis dans trois groupes : 
- un groupe placébo
- un groupe nicotine, à qui on fournira des médicaments placebo et une cigarette électronique avec liquide à 12 mg/ml de nicotine 
- un groupe médicament (varénicline) à qui on fournira des comprimés de varénicline et du liquide sans nicotine.

Selon l’AP-HP, l’évaluation du sevrage tabagique se fera au travers d’examens cliniques, biologiques, et par des questionnaires. Actuellement on estime à 1,7 million le nombre d’utilisateurs de produits du vapotage. « Les résultats de cette première étude en double aveugle sont attendus environ quatre ans après le démarrage des inclusions. Ils pourraient aider à déterminer si la cigarette électronique peut figurer parmi les dispositifs approuvés comme aide au sevrage tabagique », informe l’AP-HP. 

Les fumeurs intéressés pour participer à l’étude peuvent contacter le centre coordinateur par téléphone : 0622938609 et/ou retrouver toutes les informations sur  www.aphp.fr
Santé publique | 8 novembre 2018 | Jean-Bernard Gervais
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