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Un suicide de plus à l’hôpital
Orthopédiste à Eaubonne
Public | 17 juillet 2018 | Jonathan Herchkovitch
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Un chirurgien orthopédiste senior a tenté de mettre fin à ses jours dans son bureau le 1er juillet dernier. Il est décédé une semaine plus tard.

Les mois se suivent et se ressemblent. Des suicides font régulièrement l’actualité des hôpitaux français, et semblent se multiplier. De l’étudiant en médecine au praticien le plus expérimenté – pour ne parler que des médecins – toutes les catégories sont concernées.

Le 1er juillet, c’est l’hôpital Simone Veil d’Eaubonne (Val-d’Oise) qui a été touché par un évènement tragique. Un chirurgien orthopédiste « âgé de plus de 50 ans » d’après la direction s’est pendu dans son bureau, en pleine garde. Il n’aurait pas laissé de note expliquant son geste.

« Je m’en vais »

C’était un dimanche après-midi. À l’issue d’une intervention, le chirurgien s’isole dans son bureau de manière inhabituelle, après avoir dit « J’en ai assez, je suis fatigué, je m’en vais », rapporte Libération. Ne le voyant pas revenir, le personnel s’inquiète. Après avoir frappé à la porte sans réponse, des infirmières décident de passer par le balcon et découvrent le corps inanimé de l’orthopédiste.

La prise en charge immédiate ne suffira pas à le sauver. Il décède le 8 juillet après une semaine passée en réanimation.

Un lieu pas anodin

Ce geste, personne ne semble en mesure de l’expliquer. L’entourage professionnel n’a rien vu venir de la part d’« un homme simplement discret ». Mais tous semblent convaincus que le lieu du suicide n’est pas anodin. « Ce que l’on voit, c’est qu’il a fait ce geste à l’hôpital, dans son bureau et pendant une garde. Et non pas chez lui », souligne un collègue du chirurgien.

« Aujourd’hui personne ne connaît vraiment les motivations de ce geste », a expliqué de son côté la direction de l’établissement. « Mais le fait que cela ait eu lieu sur le lieu de travail ne laisse personne indifférent ».

« Le fait que ce soit sur le lieu de travail ne met pas de côté toute la dimension personnelle, mais ce n’est pas anodin », ajoute dans Le Parisien Julien Bonnouvrier, secrétaire de la section CGT de l’hôpital. « Pour moi, le fait que ça se passe dans le service pointe l’organisation du travail ».

Le management hospitalier sous les projecteurs

Souvent pointée du doigt, cette organisation du travail fait l’objet de vives réactions des syndicats depuis plusieurs années. Une pression médiatique qui a forcé le ministère de la Santé à réfléchir, enfin, sur la gestion des risques psychosociaux des personnels hospitaliers.

Le suicide par défenestration du Pr Jean-Louis Megnien, cardiologue à l’hôpital Georges Pompidou (AP-HP) avait déjà lancé une prise de conscience dès 2015. En novembre 2017, celui d’un neurochirurgien de 36 ans à Grenoble avait relancé le débat.

Une prise de conscience ?

Agnès Buzyn, qui a elle-même avoué avoir souffert de harcèlement moral durant sa carrière hospitalière, semble s’être saisie du sujet, tant pour les médecins que pour les étudiants en médecine et les internes. Du côté des carabins, la nouvelle direction de l’Anemf a fait des risques psychosociaux sa bataille principale pour l’année 2018-2019.

À Eaubonne, l’activité du service a été ralentie, en accord avec les hôpitaux du secteur. Une cellule de soutien psychologique a été mise en place dès le 1er juillet. « On est en train de revoir tous nos dispositifs de prévention », a déclaré la direction de l’hôpital. Des réactions immédiates et une prise de conscience qui marquent déjà un fléchissement du discours vers une meilleure prise en compte des risques. Reste encore à changer les pratiques et l’organisation dans le bon sens.
Public | 17 juillet 2018 | Jonathan Herchkovitch
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