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Les recettes de Villani pour l’IA en santé
Il faut « réorganiser les pratiques médicales »
e-santé | 29 mars 2018 | Jonathan Herchkovitch
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Dans son rapport sur l’intelligence artificielle, Cédric Villani fait de la santé un secteur stratégique de développement. Il propose notamment d’intégrer la formation aux technologies liées à l’IA dans les études de médecine.

Cédric Villani, mathématicien et député LREM de la 5e circonscription de l’Essone, veut que la France s’engage pleinement dans le développement de l’intelligence artificielle (IA), et l’intègre le plus rapidement possible dans plusieurs secteurs. La santé en fait partie. Dans un rapport remis ce mercredi au Gouvernement, il la qualifie de « secteur stratégique ».

L’IA a déjà pénétré l’univers de la médecine. Dans la recherche ou dans la pratique, les algorithmes accompagnent les professionnels, que ce soit pour analyser une base de données lors d’études épidémio, pour l’assistance chirurgicale, ou pour l’aide au diagnostic et à la prescription. Mais la formation et le cadre règlementaire ne l’ont pas encore intégrée.

Des médecins-informaticiens

Les professions médicales reposant sur l’imagerie, notamment, devraient être les plus impactées, estime Cédric Villani dans son rapport. Mais pas seulement. « Suivi en temps réel du patient », « prédiagnostic médical », « aide à l’orientation dans le parcours de soin »… L’ensemble du secteur médical pourrait être concerné.

Dans cette optique, le rapport propose de « réorganiser les pratiques médicales » pour intégrer l’IA dans la médecine de demain. Plusieurs priorités sont citées dans le rapport Villani. « Former les professionnels de santé aux usages de l’intelligence artificielle, de l’IOT (Internet des objets, soit la combinaison d’objets connectés et des données qu’ils permettent de gérer, ndlr) et du big data en santé », notamment dans leur formation initiale. Il compte profiter de la réforme du premier et du deuxième cycle des études de médecine.

Corollaire de cette volonté d’installer l’IA dans la formation : le rapport propose de « transformer les voies d’accès aux études de médecine », en y intégrant « davantage d’étudiants spécialisés dans le domaine de l’informatique et de l’IA », en créant des doubles cursus ou en étendant la reconnaissance d’équivalences.

Un cadre règlementaire à définir

Pour que cette petite révolution s’installe, le rapport recommande de faciliter les expérimentations, en « créant les conditions règlementaires et organisationnelles nécessaires ». Il parle de « bac à sable » favorisant la « conception itérative », le déploiement des technologies avec les usagers (patients, professionnels, hôpitaux), en conditions réelles. Plus concrètement, il invite à faire entrer les expérimentation directement dans les CHU, mais aussi « jusqu’aux professionnels » – que nous imaginons être les professionnels de santé libéraux : kinés, infirmiers, médecins etc.

Mais ce développement ne se fera pas sans une base juridique solide, sur laquelle le rapport insiste. Se pose en effet le problème de la responsabilité médicale des professionnels de santé liée à l’utilisation de l’IA. En cas d’erreur médicale, qui sera jugé responsable ? « En l’absence de la reconnaissance d’une personnalité juridique autonome pour l’algorithme et le robot, il serait envisageable de tenir le médecin pour responsable de l’utilisation des programmes, algorithmes et systèmes d’intelligence artificielle, sauf défaut de construction de la machine ».

L’État aura son rôle à jouer. En mettant en marche le cadre règlementaire nécessaire, mais aussi en devenant « le premier client » de cette transformation, en soutenant l’innovation ou par des marchés publics. Mais pour l’instant, aucun chiffre n’a été évoqué. « On a fait ces calculs, et plutôt trois fois qu’une », a assuré Cédric Villani au Monde. « Mais on ne voulait pas qu’ils soient dans le rapport pour éviter que l’expression publique se précipite dessus ».

Au cours de la visite d'Emmanuel Macron à l'Institut Curie ce jeudi 29 mars, le Président de la République en a dit un peu plus : environ 1,5 milliards d'euros seront investis sur des projets au cours du quinquennat, rapporte Sciences et Avenir.
e-santé | 29 mars 2018 | Jonathan Herchkovitch
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