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Soigner moins pour soigner mieux, nouveau credo de la HAS
Plus facile à dire qu’à faire
Santé publique | 15 novembre 2017 | Adrien Renaud
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La Haute Autorité de Santé (HAS) organisait le 14 novembre à Paris un colloque sur la pertinence des soins. Toute la journée, des représentants des soignants, des autorités sanitaires ou de l’Assurance Maladie ont discuté de la meilleure manière de traduire ce concept dans la pratique quotidienne. Spoiler alert : c’est difficile.

« 30 % des dépenses de l'Assurance Maladie ne sont pas pertinentes », assurait au mois d’octobre dernier la ministre de la Santé Agnès Buzyn à nos confrères du JDD. Ce qui pose problème pour les comptes publics, mais aussi pour la santé des patients : ces actes inutiles sont pour eux autant de risques supplémentaires. La HAS s’est depuis longtemps emparée du sujet, auquel elle a consacré un colloque à Paris le 14 novembre dernier.

Mais le souci, c’est que quand on soulève la question de la pertinence des soins, tout un tas d’autres problèmes surgissent. Les participants à la table-ronde qui clôturait le colloque s’en sont bien aperçus. Premier accusé : le paiement à l’acte, jugé inflationniste. « Nous avons des modes de rémunération qui sont plutôt pousse-au-crime », soulignait par exemple Nicolas Revel, directeur général de la Caisse Nationale d’Assurance Maladie des Travailleurs Salariés (CNAMTS).

Vous avez dit DMP ?

Mais si la question de la pertinence des soins se résumait à celle de la rémunération, elle serait résolue depuis belle lurette. Il y a également un problème de système d’information : comment un PH peut-il être sûr qu’il n’est pas en train de prescrire un examen déjà effectué en ville ? « Le DMP [Dossier Médical Partagé, ndlr] est un support essentiel pour la limitation des doublons », a sur ce sujet assuré Cécile Courrèges, directrice générale de l’offre de soins au ministère de la Santé. Il serait mesquin de rappeler que lorsque ce projet a été lancé, le président de la République s’appelait encore Jacques Chirac.

Au-delà des questions techniques, le problème de la pertinence des soins a également des ramifications culturelles. Claude Rambaud, administratrice du collectif France Assos Santé, rêve par exemple d’un monde où la plupart des patients, au lieu d’arriver chez le médecin avec leur diagnostic et leur ordonnance déjà établis dans leur tête, lui demanderaient si le médicament prescrit est vraiment nécessaire. Bref : tout le monde a beau souhaiter plus de pertinence, ce n’est pas le genre de choses qui se décrète. 

Santé publique | 15 novembre 2017 | Adrien Renaud
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