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Postes d’internat : Des modifications de dernière minute
Les maladies infectieuses prennent du galon
Formation | 14 août 2017 | Thomas Moysan
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Un arrêté pris le 7 août et publié hier au Journal officiel (JO) vient modifier l’offre de postes ouverts pour la promotion des ECNi 2017. Ces changements interviennent à seulement deux semaines du début de la procédure définitive de choix de poste en internat pour l'année 2017-2018.

En se connectant sur la plateforme CELINE ce matin, les promus des ECNi 2017 ont eu une petite surprise. Le site du Centre National de Gestion (CNG), qui permet aux étudiants de rentrer leurs voeux de spécialité, affichait en avertissement : « La répartition des postes en Maladies infectieuses et tropicales, Médecine d’urgence, Médecine et santé au travail et Santé publique a été modifiée. »

En effet, l’arrêté pris par la ministre de la Santé Agnès Buzyn le 7 août dernier et publié hier au JO a modifié plusieurs ouvertures de postes d’internes. Le diplôme d’études spécialisées (DES) « Maladies infectieuses et tropicales » a ainsi gagné 2 postes au sein des Hôpitaux de Marseille, au détriment des DES « Médecine et santé au travail » et « Santé publique » qui ont chacun perdu un poste, respectivement dans les CHU de Rennes et et Caen. 

« Ça va modifier un certain nombre de pré-choix des étudiants »

La répartition des postes ouverts en « Médecine d’urgence » a aussi été réorganisée. Les CHU de Grenoble et de Nancy ont gagné chacun deux internes, au détriment de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) qui a perdu quatre postes. Toutefois, le ministère de la Santé n'a pas modifié les 8 281 postes prévus au total dans le précédent arrêté, dont WUD se faisait l’écho.

« Ça arrive un peu au dernier moment », s’étonne Olivier Le Pennetier, président de l’Inter-Syndicat National des Internes (ISNI), contacté par What’s up Doc. Cette modification de l’arrêté initial, pris le 6 juillet dernier, arrive en effet à seulement deux semaines du début de la procédure définitive de choix d’internat pour les étudiants, prévue pour le 29 août.

Pour le président de l'ISNI, ce n’est pas un problème en soi, car « les postes en ‘Maladies infectieuses’ seront pourvus, il y a beaucoup d’attrait pour ce DES », précise-t-il. Pour preuve, c’est le premier voeu d’Anne-Lise Beaumont, major de la dernière promotion. « Mais c’est préjudiciable pour ceux qui choisissent. Cela va modifier un certain nombre de pré-choix des étudiants », avertit le président de l’ISNI, qui explique cependant qu’il s’agit de demandes de répartition anciennes. 

CESP : la montée en charge « n’a pas eu lieu »

Mais le nouvel arrêté ne modifie par le nombre de contrats d’engagement de service public (CESP) proposés. Cette année, 233 postes sont offerts pour les étudiants ayant signé un CESP. La majorité (181) en médecine générale et respectivement 12 et 11 postes en ophtalmologie et psychiatrie. Bien loin de l’ambition du ministère de la Santé en 2013 qui prévoyait 1 700 contrats signés en 2017. « Ils avaient prévu une montée en charge, qui n’a pas eu lieu. Le système est complexe, ses contours trop flous, et ce n’est pas assez connu par les étudiants », regrette Olivier Le Pennetier.

Le but du CESP ? Proposer aux étudiants une allocation mensuelle de 1 200 euros en échange de laquelle ils s’engagent « pendant un nombre d’années égal à celui durant lequel ils auront perçu l’allocation et pour 2 ans minimum, à choisir une spécialité moins représentée ou à s’installer dans une zone où la continuité des soins est menacée » explique le ministère de la Santé sur son site.

Enfin, notons qu'Agnès Buzyn prend de l'avance sur un autre dossier. Comme prévu dans un arrêté publié en décembre dernier, le ministère doit fixer sa projection du nombre d’étudiants présents aux ECNi pour les années à venir. Conséquence, alors que 8 372 carabins ont été promus en 2017, l’arrêté prévoit 8 516 étudiants l’année prochaine, 8 484 en 2019, 8 480 en 2020 et une progression notable de 8 627 en 2021. Des prévisions qui seront bien entendu actualisées chaque année. Question de timing.

Formation | 14 août 2017 | Thomas Moysan
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