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E-santé : où en sont les hôpitaux français ?
L'Université d'été de la e-santé 2017
e-santé | 4 juillet 2017 | Imène Hamchiche
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Ce mardi a débuté l’Université d’été de la e-santé, à Castres (Tarn), consacrée aux technologies de l’information et de la communication (TIC) en santé. L’hôpital du futur attend encore son heure de gloire en France.

La e-santé est-elle suffisamment présente dans les hôpitaux français ? Pour y répondre, médecins, industriels et économistes se sont retrouvés lors de la 11ème édition de l’Université d’été de la e-santé organisée au Centre Hospitalier Intercommunal Castres-Mazamet (Tarn) du 4 au 6 juillet 2017. Présenté comme une référence en matière de santé et supposé porter l’intégration de l’innovation numérique, l’hôpital français peinerait cependant à embrasser totalement la révolution numérique. En cause, une certaine frilosité nationale.

« En France, nous sommes confrontés à une culture du zéro risque et à un principe de précaution trop élevé au détriment de l’efficience du système de soins », affirme Elie Lobel, directeur général d’Orange Healthcare.

Autre explication, le système français serait trop tourné vers le public. « Il y a davantage d’expérimentation dans le secteur privé et moins de lenteurs administratives », insiste Christophe Marques, économiste au sein du cabinet d’études et de conseil Asterès. Sa solution ? Rameuter des investisseurs privés à l’hôpital. « Les médecins n’ont pas forcément le temps d’innover. Il y a plein de bonnes idées à l’extérieur de l’hôpital », ajoute-il.

D’inutiles fantasmes

A cela s’ajouterait le fantasme qui entoure les nouvelles technologies. « Certains systèmes relatifs à la médecine connectée sont actuellement opérationnels comme la téléexpertise ou la téléconsultation mais l’image des objets connectés véhiculés dans les médias est loin d’être réelle », explique Jean-Christophe Steinbach, généraliste DIM au CHIC. « Dans certains cas, comme le suivi du diabète, ces objets sont utiles mais la plupart du temps il s’agit davantage de gadgets », ajoute-t-il.

Utilisés à bon escient, ces outils sont pourtant des aides précieuses à l’amélioration de la prise en charge des patients. Au Centre Hospitalier Intercommunal Castres-Mazamet, par exemple, quasiment toutes les chambres sont équipées en terminaux multimédia. « Cet équipement permet aux professionnels de santé d’avoir accès à de nombreuses informations et aux patients de se divertir », explique Pierre Pinzelli, directeur général du CHIC. « L’hôpital devient ainsi un lieu ouvert sur la ville », analyse-t-il.

Le succès québécois

Dans le monde, plusieurs structures hospitalières se sont lancées avec succès dans le déploiement massif de la télésanté. C’est le cas du CHU de Québec (Canada) où elle est déjà utilisée comme modalité de services tant en milieu hospitalier qu’en soutien à domicile. Ainsi, l’année dernière, plus de 11 000 patients recouvrant 46 spécialités différentes ont bénéficié de ce service dans l’Est du Québec.

« La télésanté est considérée comme un système parallèle et complémentaire au système de soin hospitalier », indique Anne Gravel, chef de service en télésanté au CHU de Québec. « Chaque patient possède un dossier de santé du Québec (DSQ) qui contient la totalité des examens d’imagerie médicale réalisés dans tous les établissements du Québec, des médicaments prescrits et délivrés ; et des résultats de laboratoire », précise-t-elle. Un niveau d’organisation qui « fait rêver » Jean-Christophe Steinbach et bien d'autres responsables du système de santé français.

 

e-santé | 4 juillet 2017 | Imène Hamchiche
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