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Réforme du 3ème cycle : les internes en appellent aux Français
Pétition sur change.org
Formation | 20 avril 2017 | Bruno Martrette-Gomez
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Après s’être mis en grève contre le projet de réforme des études médicales, les internes en appellent désormais aux Français. L’ISNI dénonce un texte "comptable" amputant la formation des futurs médecins. Et donc la santé de tous. 

« Ne sacrifions pas la formation des médecins et la santé des Français ! » c’est le cri de sos lancé ce jeudi par le premier syndicat des internes, l’ISNI (1). Celui-ci intervient quelques jours après la mobilisation de plus d’un millier d’internes grévistes dans une vingtaine de villes de France. Mais la colère ne s'est pas apaisée. 


Il faut dire que pour ces carabins, la réforme du 3ème cycle des études médicales est une pilule qui a de plus en plus de mal à passer. La copie présentée à ce jour par les ministères de l’Enseignement Supérieur et de la Santé est en effet loin des aspirations des futurs médecins. Contacté par la rédaction de What’s Up Doc (WUD), Olivier Le Pennetier, président de l’ISNI, revient sur les points de blocage avec les tutelles. A trois jours du premier tour de la Présidentielle de 2017, son organisation a décidé d’interpeller les Français sur une réforme qui les concerne.

 

What's Up Doc. Pourquoi un appel solennel le 18 avril ?

Olivier Le Pennetier. Notre première inquiétude concerne le statut que les étudiants auront en fin d’internat. Nous avons l’impression qu’il y a vraiment un glissement de tâches vers un assistanat obligatoire "déguisé". C'est dommageable, cela entraînerait une mise en responsabilité plus précoce d'un an. En parallèle, certaines spécialités médico-techniques (cardiologie, néphrologie, gastro-entérologie…) ont demandé un allongement d'un an de la durée d’internat. Mais à l'heure actuelle, cela n’est écrit nulle part dans les arrêtés. L’absence de toutes ces mesures fait qu’en pratique nous avons le sentiment qu’il va y avoir une réduction de la durée de formation théorique des internes. Cela aboutira, c’est certain, à une formation de moins bonne qualité. Des médecins moins bien formés et plus rapidement en autonomie vont donner lieu à une catastrophe sanitaire. Je crains qu’on se dirige vers une médecine low-cost. Nous sommes pourtant à l’heure où la médecine et les maladies se complexifient...

 

WUD. Vous semblez aussi très en colère contre la méthode des tutelles ?

OLP. On a clairement la crainte que derrière cette réforme se cache une volonté de faire des économies sur une année de formation en moins des internes. De plus, on se retrouve dans un contexte électoral avec des ministères qui veulent aller vite et sont prêts à bâcler cette réforme. Pour résumer, on a le sentiment que le sort de la formation des médecins pour les prochaines décennies est en train de se régler sur un coin de table entre deux cartons avant le déménagement d’un ministère moribond ! Nous ne pouvons l’accepter. C’est l’avenir de la médecine pour les 50 prochaines années qui se joue avec cette réforme.

 

WUD. Face à ce déni de vos revendications, vous lancez une pétition ?

OLP. Oui, car tout le monde doit être concerné par le sort réservé aux internes en médecine. Notre objectif est de préserver l’excellence de la qualité des soins, et même l’améliorer. Pour l’atteindre, j’invite chaque Français à signer notre texte sur change.org (déjà plus de 1 000 signataires) et à le relayer massivement. Comme nous l’avons adressé aux onze candidats à la Présidentielle, nous espérons aussi une réaction de leur part. En attendant, notre mouvement de grève continue et s’amplifie. Nous ne sacrifierons pas les patients et continueront donc à respecter le service public hospitalier. Cependant, nous sommes prêts à des actions coup de poing. Rappelez-vous des étudiants dentistes qui ont bloqué récemment la rocade de Rennes ou le périphérique parisien. Il faut que les autorités sanitaires comprennent que nous sommes tout aussi déterminés.

(1)  InterSyndicat National des Internes

Les avancées dans la formation des internes 

Pour rassurer tout de même un peu les internes, l’ISNI évoque aussi les quelques mesures positives de la nouvelle réforme du 3ème cycle des études médicales.

Le syndicat cite notamment :

- l’harmonisation de l’ensemble des enseignements théoriques en France

- le développement du e-learning

- le déploiement des outils numériques et en particulier de la simulation pour que jamais un étudiant ne réalise une acte médical la première fois sur un patient.
Formation | 20 avril 2017 | Bruno Martrette-Gomez
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