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MerciDocteur : que la campagne est belle
… quand on n’y passe pas sa vie
e-santé | 28 mars 2017 | Imène Hamchiche
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MerciDocteur est une startup qui propose le temps partiel comme solution aux déserts médicaux. Un bon moyen de soulager les campagnes sans quitter la ville.

Exercer dans un désert médical sans s’y installer ? C’est ce que propose MerciDocteur, une startup qui met en relation médecins et communes sous-dotées. Une promesse : faire matcher municipalités et praticiens, en fonction des besoins des unes et des disponibilités des autres. La startup envisage de démarrer les consultations en Bretagne dès le mois de juin et espère se déployer dans deux régions supplémentaires en 2018. Jusqu’ici, une quarantaine de médecins se sont inscrits sur le site, gratuit pour eux.

« Notre objectif est de ramener les médecins dans nos campagnes mais à temps partiel », explique Karine Zaouche, cofondatrice de MerciDocteur. « En ces temps présidentiels, nous souhaitons montrer qu’il y a des solutions intermédiaires à la régulation de l’installation et qu’il est possible de régler le problème des déserts médicaux sans forcer les médecins à s’installer là-bas. »

Pas de paperasse en vue

Argument de poids, c’est MerciDocteur qui gère la paperasse. « Les médecins vont peu dans les déserts médicaux car on ne leur facilite pas la tâche », estime Karine Zaouche. Sur place, un cabinet fonctionnel est mis à disposition. « Les communes nous fournissent une salle, nous l’équipons en matériel médical et nous organisons l’agenda du médecin », explique la cofondatrice.

Cerise sur le gâteau : le médecin touchera une indemnité couvrant son temps de transport et une partie des charges fixes de son cabinet. Ces indemnités, d’un montant de 100 à 200 euros par jour, s’ajouteront à ses honoraires. Les consultations seront toutes conventionnées en secteur 1.

La campagne, ça vous gagne

Évidemment, tout le monde ne peut pas se libérer un jour par semaine. MerciDocteur cible avant tout les praticiens à temps partiels. « Nous recherchons des médecins qui souhaitent briser la routine de leur cabinet », affirme Karine Zaouche. « Il y a, parmi les nouvelles générations, l’envie de faire de la médecine différemment, avec de nouveaux modes d'exercice », estime Aymeric du Mesnil, deuxième co-fondateur. Le site compte aussi parmi ses membres des retraités actifs.

Une nouvelle forme de concurrence pour les médecins de la région ? « Nous n’intervenons que dans les zones sous-dotées », se défend Aymeric du Mesnil. « Les mairies qui nous sollicitent n’ont pas de médecin à moins de 20 kilomètres et s’il y en a, ils ne prennent pas de nouveaux patients. » « Nous consultons les institutions locales et nous nous adaptons à la situation de chaque commune », renchérit Karine Zaouche.

 

e-santé | 28 mars 2017 | Imène Hamchiche
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