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PIM-Check, une antisèche pour réduire les prescriptions inappropriées
En direct de l’Université d’été de la e-santé à Castres
e-santé | 6 juillet 2016 | Johana Hallmann
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L’université d’été de la e-santé a débuté hier à Castres, et c’est l’occasion d’assister aux Trophées de la e-santé. What’s up Doc n’a pas résisté à l’envie d’aller papoter avec l’une des finalistes de la catégorie « étudiants », qui présentait un outil pour lutter contre les prescriptions inappropriées : PIM-Check.

 

Le suspense est intense : les lauréats des Trophées de la e-santé, organisés en marge de l’Université d’été du même nom à Castres, seront connus aujourd’hui. En attendant les résultats de cette compétition où de jeunes pousses présentent leurs projets en espérant remporter le soutien technique et financier des partenaires de l’événement, What’s up Doc a discuté avec Aude Desnoyer, l’une des finalistes de la catégorie « étudiants ».

Post-doctorante en science pharmaceutique au sein des Hôpitaux universitaires de Genève (HUG), la jeune fille est venue présenter PIM-Check (Potentially Inappropriate Medication Checklist), un outil de prévention des prescriptions médicamenteuses inappropriées. « Ça existait déjà plus ou moins en gériatrie », explique la jeune post-doc. « Les données de la littérature ont par exemple montré que les risques de chutes diminuaient grâce à ce genre d’outils ». 

Un coup de pouce pour les internes

Pourquoi, alors, ne pas appliquer ce système au reste de la pharmacopée et des patients ? C’est en substance l’idée qui a germé dans la tête d’Aude et de quatre de ses collègues genevois. « On a essayé de faire une base de données facilement interfaçable avec la majorité des logiciels. Tout a été saisi en code ATC en regroupant les bases de médicaments françaises, suisses, québécoises et belges ». 

En clair, l’utilisateur entre la pathologie de son patient et la prescription qu’il envisage. PIM-Check lui renvoie des recommandations appropriées, actualisées et valables dans quatre pays. En tout, 160 items (relatifs à la cardio, l’angio ou encore la néphro) ont été enregistrés. 74 d'entre eux correspondent à de potentielles sous-prescriptions, 36 à d’éventuelles sur-prescriptions, 34 à des réévaluations de traitement ou bon usage du médicament et 16 à des interactions médicamenteuses.

« C’est un bon coup de pouce pour les internes, ce sont ceux qui prescrivent le plus dans les hôpitaux. Ils connaissent les dernières recos, mais n’ont pas encore acquis tous les réflexes de prescription. C’est donc un public privilégié », précise Aude Desnoyer, ajoutant que PIM-Check reste un outil à mettre entre toutes les mains. 

Pour le moment, le projet est encore à l’état de site internet. Si des financements additionnels à ceux déjà apportés par les HUG se profilent, une application mobile devrait prochainement voir le jour, en français et en anglais. 

e-santé | 6 juillet 2016 | Johana Hallmann
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