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SOS Médecins : 50 ans et toutes ses dents !
Garçon, un congrès et un anniversaire s’il vous plait !
Evénements | 3 juin 2016 | Johana Hallmann
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Le 34ème congrès de SOS Médecins s’est tenu hier à Paris. L’occasion de fêter le jubilé d’une association qui fait partie intégrante du paysage médical français, et de revenir sur 50 ans de médecine tout terrain.

« Vous êtes partis du constat simple qu’il était plus facile, en situation d’urgence, de trouver un plombier qu’un médecin », rappellait avec un sourire Benoît Vallet, Directeur général de la santé, lors de son discours d’introduction du congrès organisé pour les 50 ans de SOS Médecins.   

50 ans plus tard, l’association de médecins ne s’est jamais aussi bien portée : six millions d’appels traités par an, et 2,5 millions d’interventions à domicile. 

Soigner à domicile, plus d’éléments au diagnostic

Pourtant, les débuts furent marqués par l’hostilité des autorités sanitaires comme des confrères. « Pendant longtemps on n’a pas vu l’intérêt d’aller voir le patient chez lui », explique le Dr Marcel Lascar, créateur de SOS Médecins. On considérait que s’il était malade, il fallait qu’il aille chez son médecin, et s’il ne pouvait pas se déplacer, on lui envoyait une ambulance. »

Marcel Lascar le racontait dans les colonnes de la Dépêche il y a quelques jours  : « Les confrères craignaient qu'on leur pique leur clientèle et voyaient d'un mauvais oeil qu'on n'ait pas de cabinet ».

Cela n’a pas empêché une relation particulière de se tisser entre les médecins et leurs patients.  « C’est un principe incontournable, un dogme de notre pratique », déclare Serge Smadja, secrétaire général de l’association. « On apprend tellement de choses en soignant les gens chez eux », précise Marcel Lascar. « On voit dans quelles conditions ils vivent, s’ils ont déjà beaucoup de médicaments à prendre, s’ils sont seuls ou s’ils peuvent s’appuyer sur un proche. »

Et l’avenir dans tout ça ?

Aujourd’hui, si l’association reconnait un manque d’effectifs, elle a appris à réagir aux plaintes des patients et des détracteurs. Ce sang-froid, on le retrouve dans les perspectives sereines présentées par le Dr Smadja. « Cet anniversaire est aussi porté sur l’avenir », explique-t-il.

Nouvelles technologies et télémédecine figureront parmi les tournants que devra négocier prochainement l’association quinquagénaire. « Nous ne prétendons pas faire mieux que nos confrères en cabinet, mais il est vrai que dans notre pratique assez mobile, nous développons l’acquisition de matériel portatif », explique le président. Il cite alors le cas de l’un des médecins de l’association qui, arrivé au domicile d’un patient atteint de violents maux de tête s’aperçoit grâce à son détecteur qu’il y a intoxication au monoxyde de carbone.

« Par ailleurs, beaucoup de nos médecins sont en train de se former à l’échoscopie », ajoute le Dr Smadja. « Avoir un échoscope en consultation, sur place ou à domicile, nous permettra de gagner en finesse du diagnostic.»

La télémédecine est elle aussi envisagée dans un avenir proche : « Elle nous permettrait de mieux gérer ce qui est de l’ordre de l’urgence et de mieux orienter le patient soit vers un de nos centres physiques, soit vers un médecin à domicile », conclut le président.

Evénements | 3 juin 2016 | Johana Hallmann
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