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La blockchain : un service de sécurité béton pour la e-santé ?
Le point sur une technologie dont tout le monde parle
e-santé | 13 avril 2016 | Adrien Renaud
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La blockchain est dans toutes les têtes, ou du moins dans toutes les têtes connectées. Certains aficionados de la e-santé pensent même qu’elle pourrait bientôt être sur tous les écrans. Avec le Dr Cécile Monteil, What’s up Doc fait la part des choses entre le fantasme et la réalité.

 

Doucement mais sûrement, la blockchain s’installe dans le paysage médiatique. Encore inconnue du commun des mortels il y a quelques mois, cette technologie sur laquelle est fondée le fameux bitcoin est maintenant dans toutes les bouches. A tel point que certains y voient déjà la prochaine révolution en e-santé.

Mais au fait, c’est quoi, exactement, la blockchain ? « C’est de l’audit, cela permet d’apporter une preuve d’existence », explique le Dr Cécile Monteil qui, en plus de ses multiples casquettes, est consultante pour Stratumn, une entreprise spécialisée dans… la blockchain.

Un bête cahier

Si cette technologie fait le buzz en matière de e-santé, c’est donc pour ses atouts en matière de sécurité : elle permet d’authentifier des échanges. Mais pour comprendre comment, il faut regarder sous le capot.

 « Il faut imaginer un grand cahier où des transactions seraient consignées avec un stylo », explique Cécile. « Une fois que la transaction est en ligne, elle est indélébile. Tout le monde y a accès, et si on essaie de la changer, cela se voit comme si on avait mis du Tipp-ex. »

Impossible à hacker

Bien sûr, le cahier et le stylo ne sont qu’une image. Dans la réalité, la blockchain est, comme son nom l’indique, une chaîne de blocs informatiques. « Chaque bloc est validé, et chaque transaction dépend de toutes les précédentes », détaille notre spécialiste. Des ordinateurs spécialisés, les mineurs, sont chargés d’authentifier les transactions en vérifiant qu’elles sont conformes à l’ensemble de la chaîne.

Conséquence : le système est décentralisé et partagé entre de multiples ordinateurs. Il est donc impossible à hacker. Il faudrait pour cela avoir une puissance informatique supérieure à celle de l’ensemble des autres utilisateurs réunis.

Du stockage de l’ADN au dossier patient informatisé

Et c’est ici que les choses deviennent intéressantes pour la santé : la blockchain permet de stocker de manière sûre des informations dans les transactions validées par les mineurs. « On peut par exemple authentifier les données d’un dossier médical, tracer les médicaments pour identifier les faux, stocker de l’ADN, vérifier que les étapes d’un essai clinique ont bien été respectées et qu’on n’a pas inventé de faux patients… », explique Cécile.

Mais attention, on ne peut pas (encore) tout faire avec la blockchain. Cecile met en garde les rêveurs : « il y a beaucoup de fantasmes, qui ne relèvent pas tous du mythe, mais dont la plupart n’est pas encore pour demain ».

Un DMP customisé ?

Ce qui n’empêche pas de rêver. « Un patient pourrait par exemple customiser l’accès à son dossier personnel », explique Cécile, « et donner accès à l’ensemble des informations aux urgences, restreindre l’accès de l’administration aux seules données administratives, éviter que le kiné puisse voir les informations psychiatriques… ».

En résumé, nous avons affaire à un système décentralisé et sûr, où les transactions se font de pair à pair, sans intermédiaire, pas même les habituels champions de la désintermédiation. La blockchain est-elle déjà en train d’uberiser l’uberisation de la santé ?
e-santé | 13 avril 2016 | Adrien Renaud
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