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Touchers pelviens sur patients endormis : « C’est chef-dépendant »
Témoignage d’une ex-étudiante en médecine
Formation | 5 novembre 2015 | Adrien Renaud
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Les touchers pelviens sans consentement formel pratiqués par des étudiants sur des patients endormis défraient la chronique. Certains affirment que ce type de situation a fait partie de leur formation. Et d’autres expliquent qu’ils n’y ont jamais été confrontés. Soffia, qui a accepté de témoigner pour What’s Up Doc, fait partie de la deuxième catégorie.

 

Soffia est perplexe devant la polémique actuelle sur les touchers pelviens pratiqués par des étudiants en médecine sur des patients endormis, sans le consentement de ces derniers. Elle est généraliste, installée en ville, mais il n’y a pas si longtemps, elle était étudiante en médecine dans les hôpitaux de périphérie d'une grande ville française. Et elle l’affirme : « Au cours de mes études, je n’ai jamais eu à faire de touchers non médicalement justifiés ».

Elle concède qu’elle n’a pas fait beaucoup de bloc, mais elle est formelle. En digestif, en gynéco, les rares fois où la situation s’est présentée, c’est le chirurgien qui a effectué le toucher sur le patient endormi, avant d'opérer. Elle n’a pratiqué ces examens que sur des patients éveillés, non pas dans un unique but d'apprentissage mais car la situation clinique le nécessitait. « C’était toujours médicalement justifié, avec ou sans supérieur à mes côtés, mais toujours vérifié en cas de doute. Cela doublait l'examen mais ne dérangeait pas les patients dans le sens où ils étaient prévenus de notre statut d'étudiant», se souvient-elle.

« Il ne faut pas se cacher derrière ces consentements »

Alors, s’agirait-il d’une nouvelle polémique inutile ? Pas d’après Soffia. Elle croit les témoignages d’étudiants selon lesquels ces gestes sont parfois effectués sur des patients auxquels on n’a pas demandé de consentement formel avant de les anesthésier. « Si on en parle c’est que ça existe. Je pense que c’est chef-dépendant », explique-t-elle.

Elle trouve d’ailleurs que certains des participants au débat prennent la question du consentement un peu trop à la légère. « Quand un patient qui entre au bloc signe un consentement, c'est pour moi un consentement au geste chirurgical et à ses conséquences potentielles, pas un consentement à des touchers pelviens non médicalement justifiés, quand bien même il serait dans un hôpital universitaire, donc au courant de la présence d'étudiants » affirme la jeune généraliste.

Le conseil de Soffia ? Réfléchir davantage au sujet. « Il ne faut pas se cacher derrière ces consentements, mais en lire le contenu et retravailler cette notion dans les facs. Se mettre à faire des gestes non médicalement justifiés sur patients endormis dans un but pédagogique est contraire à l'éthique et cela renie à mon sens tout le travail fait depuis la loi Kouchner ».

Formation | 5 novembre 2015 | Adrien Renaud
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